Méditation et Bouddhisme avec RICHARD GERE

Très proche du Dalaï Lama, la star américaine, fortement éprise de paix, d’harmonie et d’attention pour son prochain décline un art de vivre zen et voyageur, hautement tourné vers la méditation et le yoga, au Bedford Post Inn, son hôtel niché dans la vallée de l’Hudson River. L’acteur y met en scène un accueil chaleureux et apaisant et joue sur grand écran son meilleur rôle, celui d’aubergiste !


Situé à une heure de New York, le Bedford Post trône dans un magnifique domaine. Richard Gere et son épouse Carey connaissaient depuis longtemps ce bel édifice du XVIIIe siècle laissé à l’abandon, l’un des rares bâtiments à ne pas avoir été détruit pendant la guerre d’indépendance des États-Unis. Carey et Richard aimaient cette région : ses chemins de randonnée, ses sentiers équestres et son magnifique domaine délaissé. Le héros de Pretty Woman, Chicago, Officier et Gentleman et de l’inoubliable American Gigolo de Paul Schrader, le film qui le propulsa vers les sommets du cinéma, se prend à rêver. « Carey pensait que j’étais devenu fou » se souvient l’acteur. Elle partage cependant vite l’enthousiasme de son époux pour ce projet insensé. Tous deux décident alors de faire revivre l’établissement dans un esprit écologique. Carey prend aujourd’hui plaisir à montrer les poutres apparentes, les cheminées et les portes en chêne cérusé. « C’est comme à la maison, mais en mieux », assure-t-elle.

UNE ASPIRATION PERSONNELLE À RENDRE NOTRE MONDE MEILLEUR


Au Farmhouse, on déguste des plats américains aux accents méditerranéens qui mettent en valeur des produits locaux. Un esprit cuisine de terroir ! Si les tables du Bedford Post sont remarquables, le Yoga Loft vaut aussi le détour. Richard Gere, dont on connaît les convictions bouddhistes, souhaitait créer dans sa maison un espace dédié à la méditation et au yoga avec sessions de développement personnel. « Nous partageons un esprit de famille avec les autres aubergistes Relais & Châteaux : une réelle implication, une attention portée à chaque détail, une passion pour la beauté sous toutes ses formes et une aspiration personnelle à rendre notre monde meilleur », déclare-t-il. Oubliez la célébrité de l’acteur ! Chez Richard Gere, loin des strass et des paillettes entre chambre merveilleuse et repas mémorables, règne une grande sérénité. Tout un art de vivre !

Aubergiste est votre nouveau rôle mais ce n’est pas du cinéma ?

Richard Gere : Je ne sais vraiment pas comment tout cela est arrivé. Mais nous avons tous un destin écrit et tracé et le mien passe par une question de passion et une sorte d’engagement fou.

Pourquoi l’idée de créer un hôtel ?

Toute créativité commence avec la même impulsion. Au début, il y a de l’inspiration, beaucoup d’amour, du courage, de la patience et de l’humilité. Je crois que si la motivation est généreuse, le résultat le sera probablement. Avec mes associés, nous souhaitions réaliser quelque chose de beau et de personnel. Nous avons réunis les gens, les idées, les bras, les âmes… Ainsi, l’idée m’est venue d’incorporer mon grand-père, Albert Gere, un producteur de lait de la Pennsylvanie dans notre logo. Venir du monde rural m’a donné de bonnes qualités pour tenir une auberge ! (rires)

Vous décrivez l’endroit comme un lieu magique...

C’est vraiment un lieu d’escapade idéal pour les amoureux du silence et des belles vues. De plus, l’environnement est merveilleusement serein pour pratiquer le yoga, l’une de mes passions. L’expérience au cœur du parc et de son miroir d’eau demande à être vécue ! Le Bedford est certainement le premier hôtel au monde à offrir dans l'un de ses salons, baptisé le Yoga Loft, une salle traversée par les rayons du soleil et dédiée à la méditation et au yoga. En positivant dès le matin, la journée se termine comme elle a commencé, c'est l'une des recettes de mon hygiène de vie.

Rendre notre monde meilleur, est-ce une aspiration personnelle ?

Etre aubergiste inclut de partager un esprit de famille. L’attention portée à chaque détail, la beauté sous toutes ses formes devient une aspiration personnelle à rendre notre monde meilleur. De par mes convictions bouddhistes, je souhaitais créer dans ma maison-hôtel un espace dédié à réflexion et à l’évolution de soi.

Avez-vous réalisé la décoration par vocation ?

Chaque établissement n’est-il pas le reflet de l’âme du maître de maison ? Pour avoir beaucoup voyagé, au-delà de l’art de l’hospitalité et du sens de l’accueil, apporter sa touche personnelle passe par la décoration du lieu et de son environnement en accord avec l’image et le message à transmettre. Nous avons ressenti le devoir de réanimer ce domaine ouvert à la contemplation, à la méditation et à la musique. Nourrir autant le cœur et l’âme que la vue et l’estomac, partager avec les autres une philosophie dans un espace habitable et laisser le décor agir sur la pensée, voilà mon art de vivre ! Ici, tout a été imaginé pour transformer l'intérieur comme l’extérieur en paradis, prendre du recul, se retrouver dans un cadre zen et naturel.

Le bouddhisme a-t-il fait de vous un homme heureux ?

Je pense que, comme la plupart des hommes, je n'étais pas heureux et j'avais des questions qui restaient sans réponses. Je passais mes soirées à lire, à chercher et à comprendre le sens de la vie. Le livre d'Evans-Wentz's sur le bouddhisme tibétain m'a beaucoup influencé. Oui, le bouddhisme m’a ouvert les portes d’un mieux vivre ! Je suis arrivé au bouddhisme par les philosophes occidentaux, surtout le cardinal Berkeley. "Si un arbre tombe dans la forêt et que personne ne l'entend, alors, est-ce que cela a vraiment eu lieu ?" J'ai été attiré par la thèse sur le néant et la notion d'espace intérieur.

Quand avez-vous rencontré le Dalaï-lama pour la première fois ?

Je l’ai rencontré en Inde. Après être resté étudiant Zen au moins 5-6 ans avant. On parlait, puis il me dit : Oh! Vous êtes un acteur ? Il réfléchit un instant et me demanda « Quand vous jouez un rôle où il faut être en colère, êtes-vous vraiment en colère ? Quand vous êtes triste, êtes vous vraiment triste ? Quand vous pleurez, pleurez-vous vraiment ? Je lui ai donné une réponse d'acteur. A savoir que si vous y croyez, l'émotion, est plus réelle… Il regarda alors profondément dans mes yeux et commença à rire. Cette première rencontre eut lieu à Dharamsala dans une salle où je le vois maintenant souvent. Je ne peux pas dire que mon attitude a vraiment changé. Je suis toujours aussi nerveux quand je vais le voir et je projette tout un tas de chose sur lui. Maintenant, il y est habitué. Il me montre des choses avec compassion...

Qu’a-t-il changé en vous ?

Tout le monde veut voir le Dalaï-lama pour qu'il enlève la souffrance de leur conscience ! Pour moi, ma première rencontre avec sa Sainteté a complètement changé ma vie ! Sans pour autant penser " je donne toutes mes possessions et je viens au monastère. "... Non, je savais que le travail se ferait à l'intérieur de moi-même.

Monique Delanoue

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